Voici le premier tableau Huichol sur lequel je suis tombé, dans un
magasin Fonart de Mexico, en décembre 1990 : je suis resté "scotché" devant, et malgré son prix (très) élévé, je suis reparti avec. Depuis, je n'ai cessé de m'intéresser à la culture
Huichol, de la faire connaître en publiant un site dédié à leur culture : link Passionné par le peuple Huichol, j'organise des conférences sur leur
culture et leur spiritualité et je mets parfois en place une exposition de leurs oeuvres. Je participe également, à la demande des enseignants, à des projets pédagogiques dans des écoles. Depuis
plus de vingt ans, avec plus de quarante voyages au Mexique, j'ai réuni une collection personnelle d'une centaine de tableaux Huichol, un ensemble assez représentatif de l'évolution de leur art
ces dernières années.
Les indiens Huichols vivent dans les canyons arides de la Sierra Madre Occidentale du Mexique, une région montagneuse au
climat tropical, dont les sommets culminent à près de 3.000 m : c'est une région assez inaccessible, avec très peu de routes goudronnées, une région faite de gorges, de précipices, de cours d'eau
et de haut-plateaux. Au cours de mes séjours dans leurs communautés, j'ai noué un certain nombre de contacts qui me permettent de négocier directement l'achat des tableaux auprès des
artisans Huichol, et c'est ainsi que je peux vous les proposer à la vente sur ce site à un prix raisonnable.
Un dernier point sur les tableaux : sachez que je ne traite, pour mes achats, qu'avec les artisans
Huichol qui s'efforcent encore de préserver leur identité et leur culture Huichol, et de cultiver leur sensibilité, leur
inspiration et leur propre style à travers leurs œuvres. A l'opposé, je ne m'intéresse pas aux tableaux des artisans Huichol
qui se sont déjà éloignés de leur milieu natif et qui fabriquent des tableaux soit de qualité moindre, soit pour le marché touristique. Dans tous les cas leurs tableaux sont dépourvus de sens
religieux ou personnel.
De plus, ces tableaux en fils sont en voix de disparition, tout comme les indiens Huichol eux-mêmes d'ailleurs, pour la raison suivante : les Huichols ont découvert les
"chaquiras", les perles de verres, et se mettent à recouvrir, pour le marché US qui en est très friand, des sculptures en bois. Pour ma part, je ne suis très friand de ce type
d'artisanat "chaquiras", je ne vous en proposerai donc pas. Ainsi, petit à petit, la majorité des artisans
Huichols s'éloigne des "cuadras de estambre", les tableaux de fils à canevas pour privilégier le travail de la "chaquira", la perle de verre.
Le savoir-faire, la précision du trait, l'agencement des fils à canevas, le soin apporté à la réalisation, la créativité,
le respect des symboles Huichol, l'emploi de couleurs douces (et non pas fluorescentes !), le choix de motifs ancestraux, la spiritualité, l'oeuvre en tant qu'offrande... tout cela va petit à
petit disparaître. Les indiens Huichol étaient environ 15.000 il y a 15 ans, ils sont maintenant entre 4.000 et 7.500, répartis en cinq communautés. Mais la génération qui arrive ne veut plus
rester sur les "mesetas", les plateaux de la Sierra. Les jeunes, maintenant, descendent à la ville (San Luis Potosi, Zacatecas) et s'y installent.
Considérez donc l'achat d'un tableau Huichol comme la sauvegarde d'une partie de leur patrimoine culturel.